Incontinence Urinaire d’Effort (IUE) chez la femme

Qu’est-ce que l’Incontinence Urinaire d’Effort chez la femme ?

L’incontinence urinaire est une perte involontaire et soudaine d’urine par l’urètre. Cette pathologie communément nommée « fuite urinaire » est fréquente et le nombre de patientes concernées tend à accroître avec l’âge. On distingue plusieurs types d’incontinence : l’incontinence urinaire d’effort, l’incontinence liée à une hyperactivité vésicale (hyperactivité de la vessie), l’incontinence urinaire mixte.

Dans le cas de l’incontinence urinaire d’effort (IUE), la perte d’urine est liée à une activité physique ou à un effort. La patiente ne rencontre pas de difficulté de miction (pas de difficulté à uriner), la quantité d’urine perdue est peu importante et les pertes ne sont pas nécessairement précédées d’une envie d’uriner. L’incontinence est causée par un relâchement des muscles du périnée, ils ne peuvent plus soutenir l’urètre face à la pression exercée par les muscles abdominaux sur la vessie pendant un effort.

La patiente atteinte d’hyperactivité vésicale (également qualifiée d’incontinence d’urgence ou incontinence par impériosité) ressent une envie pressante et insoutenable d’uriner. La vessie est alors qualifiée d’instable, la patiente a conscience de son envie d’uriner mais ne peut la refreiner.

L’incontinence urinaire mixte associe : l’incontinence urinaire d’effort et l’hyperactivité vésicale.

[separator type=’transparent’ color= » thickness=’1′ up=’24’ ]

Les causes de l’incontinence urinaire d’effort

Plusieurs facteurs peuvent entraîner l’émergence de l’incontinence urinaire d’effort. Les plus fréquents sont :

  • Les changements hormonaux liés à la ménopause (ex : carence en œstrogènes),
  • Les grossesses multiples,
  • Les accouchements difficiles (ou les traumatismes obstétricaux),
  • La baisse du tonus des muscles du plancher pelvien qui permettent le maintien de l’urètre,
  • La présence d’autres pathologies tel que le prolapsus génital,
  • La réalisation d’opérations chirurgicales antérieures touchant au mécanisme uro-gynécologique (ex : hystérectomie, chirurgie vaginale…).

Les erreurs hygiéno-diététiques courantes favorisent également l’incontinence (ex : tabagisme, alcoolémie, consommation excessive de liquide diurétique). Il en va de même pour le surpoids et l’obésité.

[separator type=’transparent’ color= » thickness=’1′ up=’24’ ]

Les symptômes de l’incontinence urinaire d’effort

L’incontinence urinaire d’effort se manifeste par la perte d’une petite quantité d’urine lors d’activités quotidiennes comme :

  • La toux, l’éternuement, le rire,
  • La marche ou la pratique d’une activité sportive (plus ou moins intense),
  • Le port de charges lourdes,
  • Lors du passage de la position assise ou coucher à la position debout.
[separator type=’transparent’ color= » thickness=’1′ up=’24’ ] [section color=’#f1f1f1′ title=’Diagnostic et traitements’ id=’1′ full_width= »]

Diagnostic et traitements

Plusieurs traitements peuvent être envisagés pour soigner l’incontinence urinaire d’effort et la patiente peut se voir proposer des alternatives à l’opération chirurgicale. Afin de déterminer le traitement le plus adapté, le praticien va réaliser en premier lieu un diagnostic complet.

Le diagnostic se base en partie sur les réponses données au questionnaire d’évaluation de la qualité de vie et de la pathologie. Plusieurs questionnaires peuvent être utilisés, ils permettent de placer sur une échelle normée l’avancée de la pathologie et son impact sur le quotidien de la patiente. L’analyse des réponses du questionnaire peut être complétée par : un examen gynécologique, une analyse d’urine (avec prise en compte de la débimétrie et l’évaluation du résidu post-mictionnel) …

En cas d’incontinence urinaire complexe ou sévère, un bilan urodynamique peut être réalisé en complément. Il n’est pas obligatoire mais fortement recommandé en cas de récidive de la pathologie, d’une opération vésicale antérieure, d’une suspicion de pathologie connexe de la vessie… Il a pour objectif d’évaluer le fonctionnement du système urinaire pour mieux comprendre les mécanismes du trouble.

À la suite de ce diagnostic, deux options pourront être proposées :

  • Le traitement non chirurgical de la pathologie (pour seul traitement ou en première intention),
  • Le traitement de la pathologie via une opération chirurgicale. Cette possibilité sera proposée en première intention pour les patientes souffrant d’une incontinence urinaire invalidante.

A noter, il n’existe pas d’alternative médicamenteuse pour le traitement de l’incontinence. Cependant, des traitements administrés pour contrôler des pathologies associées à l’incontinence peuvent avoir un impact positif sur celle-ci (ex : prescription d’hormones œstrogéniques dans le cadre de la ménopause).

[separator type=’transparent’ color= » thickness=’1′ up=’24’ ]

Le traitement non chirurgical de l’incontinence urinaire d’effort :

Si la patiente souffre d’une incontinence urinaire légère ou occasionnelle, le praticien peut proposer le port de protections absorbantes et des ajustements des habitudes de vie.

En cas d’incontinence plus importante et avec une fréquence plus marquée, il sera proposé la réalisation de séance de rééducation périnéale. Accompagné d’un kinésithérapeute ou d’une sage-femme, les exercices permettent de remuscler le plancher pelvien. En complément de ces séances de rééducation, les solutions suivantes pourront être prescrites : le biofeedback (traitement comportemental pour permettre de mieux maîtriser son envie d’uriner), la physiothérapie, la perte de poids et l’abandon du tabac…

Le nombre de séances est très variable d’une patiente à une autre. A l’issue de ces séances, le praticien peut :

  • Décider d’arrêter les séances quand la patiente est redevenue continente,
  • Choisir de prescrire des séances complémentaires s’il y a une amélioration notable,
  • Au contraire, si la rééducation n’a permis aucune amélioration, le praticien peut alors orienter la patiente vers une alternative chirurgicale.
[separator type=’transparent’ color= » thickness=’1′ up=’24’ ]

Le traitement par opération chirurgicale :

Pour les incontinences urinaires sévères ou en cas d’absence d’amélioration avec la rééducation et la modification des habitudes de vie, une intervention chirurgicale peut être proposée à la patiente. Elle consiste à placer une bandelette sous le canal de l’urètre afin de renforcer son maintien et de stopper l’incontinence.[/section][section color= » title=’mentions légales’ id=’1′ full_width= »]


Les informations présentées ci-dessus sont délivrées dans un but purement informatif. Elles ne peuvent en aucun cas remplacer les consultations avec un professionnel de santé qualifié pour ce type de pathologie.


[/section] [separator type=’transparent’ color= » thickness=’1′ up=’24’ ]

[section color=’#f1f1f1′ show_in_menu=’no’ title=’Autres pathologies’ id=’4′ top_bottom_padding= » full_width= »]

Les autres pathologies

[/section]